Sixième jour - Nefta - Tozeur - Chott El Djérid - Gabès - Matmata
| Aujourd'hui, nous allons beaucoup rouler. La journée commence par la découverte de Tozeur, une des plus importantes destination touristique, la troisième de Tunisie, derrière Hammamet et Djerba. Les hotêls 3, 4 ou 5 étoiles poussent comme des champignons à la périphérie de la ville, qui s'est même dotée d'un aéroport international. |
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| L'ancienne Tusuros était, à l'époque romaine, un poste frontière marquant la limite Sud de la province d'Afrique et donc de l'Empire. Sa prospérité ne fut que quelque temps troublée lors de la venue des Arabes dans la région. |
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Les combats entre Arabes et Berbères terminés, la cité devient très importante au Moyen Age.
Au XIVème siècle, un plan d'irrigation est mis en place, tellement élaboré qu'il ne sera pas modifié avant les années 80. Ville mystique, Tozeur attire de nombreux marabouts, et beaucoup officient encore dans la région.
Tozeur fut également un quartier général de Rommel de 1942 à 1943.
Tozeur est également réputée pour ses constructions en brique faites d'un mélange de sable et d'argile, qui donnent à la ville un ton ocre. |
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| Se perdre dans les ruelles étroites de la médina est très facile, car c'est un vrai labyrinthe. Mais plutôt que d'aller encore dépenser de l'argent dans les boutiques de souvenirs, nous avons préféré louer les services d'un membre de l'association de quartier qui se charge de maintenir la vieille ville en état. Cela nous permet de rentrer dans la Maison du Bey et la Maison du Calife et surtout de ne pas se perdre !
Après cette petite escapade hors du temps, nous traversons le Chott El Djérid.
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| Vaste dépression stérile, le Djérid est le plus grand lac salé d'Afrique. Pendant la saison des pluies, il se remplit d'eau et ressemble à une mer intérieure. Il est déconseillé de quitter la route principale, car le risque de s'enliser est important. Lorsque le printemps arrive, le chott se transforme en étendue marécageuse, recouverte par endroits d'eaux très saumâtres, qui déposent, en séchant, du sel dit écologique. En été, le sol se durcit, et accueille amateurs de rallye, de quad ou de char à voile. Pendant cette période de fortes chaleurs, on peut souvent voir des mirages.
Après le succès du percement du Canal de Suez, Ferdinand de Lesseps envisagea un moment de transformer le chott en une mer intérieure, reliée à la Méditerranée via Gabés. Jules Vernes y consacra même un roman intitulé "La mer intérieure". Malheureusement, ce projet fut impossible à réaliser, car les relevés topographiques montrèrent que si le Chott El Gharsa se trouve en dessous du niveau de la mer, le Chott El Djérid quand à lui se trouve à une altitude de 15 à 20 mètres...
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Si certains sculptent le sel, d'autres n'hésitent pas à peindre des roses des sable qui n'ont rien demandé dans des couleurs fluo pour les revendre plus cher en faisant croire qu'il s'agit de quelque chose d'exceptionnel. Et le pire, c'est que ça marche !
Une autre spécificité du Djérid semble être les toilettes des boutiques, toutes trés confortables, et extrêmement bien signalées comme tel ! |
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| A la sortie du chott, aux environs de Kébili, nous nous arrêtons au bord d'un champ de dunes pétrifiées. L'atmosphère saline a fixé ces dunes pour l'éternité. |
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Après quelques kilomètres, nour retrouvons le bord de mer à Gabès.
Lieu de passage pour les caravanes transsahariennes depuis toujours, la ville a été un comptoir important sous Carthage et Rome. A partir du VIIème siècle, Gabès devint un lieu de contrôle, puis se transforma en place forte, et devint le terminus des caravanes. Celles-ci embarquaient leurs richesses sur des bateaux. Cette position stratégique ruina la ville lors de la seconde guerre mondiale. Elle fut presque entièrement anéantie, au début de la guerre, lors des combats opposants les Français et les Italiens, basés en Libye. Le passé historique de la ville fut entièrement perdu. |
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Le seul attrait de Gabès réside dans sa palmeraie, qui a la particularité de s'étendre jusqu'à la mer.
Malheureusement, les vendeurs et autres pseudo-guides gâchent le plaisir en se collant aux touristes pour essayer de leur extirper quelques dinars...
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Notre route s'arrête, pour aujourd'hui, à Matmata, le village troglodytique le plus célèbre du pays. Les Matmata étaient à l'origine les tribus berbères venues se réfugier dans cette région, creusant leurs habitations, les rendant ainsi invisibles aux envahisseurs, mais également pour profiter des fonctions isothermes du sol.
La maison troglodyte est d'abord creusée par le dessus sur une profondeur de 6 mètres, le trou créé devenant la cour intérieure. Ensuite, de part et d'autre, sont creusées les pièces et la porte d'entrée. Même le chien a droit à sa niche troglodyte et les poules on également un poulailler troglodyte !
Les connaisseurs auront noté que les habitations ressemblent aussi aux fermes hydroponiques présentes sur Tatooine, dans Star Wars. C'est normal, car c'est à Matmata qu'on été tournées les scènes de la ferme de l'oncle de Luke Skywalker.
Après cette visite, nous allons passer la nuit dans un hôtel construit dans le style troglodyte. Les anciennes grandes maisons berbères sont maintenant des hôtels, mais ceux-ci sont assez chers...
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