Cinquième jour - Nefta - Metlaoui - Le Lézard Rouge - Midès - Tamerza - Chebika - Nefta
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Aujourd'hui, nous allons prendre le train, le Lézard Rouge ! C'est à son bord que nous traverserons les gorges de l'Oued Seldja. Nous nous rendons donc à Métlaoui, là où le train nous attend.
La ville de Métlaoui a été fondée par les français à la fin du XIXème siècle, afin de loger les personnes qui travaillaient dans les mines de phosphate. |
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Le Lézard Rouge était le train du Bey de Tunis. A l'origine simples préfets de l'Empire Ottoman, les Beys de Tunis deviennent de vrais souverains et acquièrent une quasi indépendance envers leur suzerain, le Sultan d'Istanbul. Le régime beylical est fondé par Hussein Ben Ali en 1705, qui donne naissance à la dynastie Husseinite.
Le pouvoir des Beys est affaibli lors du protectorat Français, à partir de 1881, et les Beys ne retrouvent pas le pouvoir lors de l'indépendance du pays, en 1956, aux mains du parti Neo Destour d'Habib Bourguiba, et sont définitivement retirés de la scène lors de la proclamation de la république le 25 juillet 1957.
Oublié un moment, le Lézard Rouge a été rénové dans le style de l'époque où il servait aux voyages du Bey et de sa cour. Le train était toujours salué, au départ comme à l'arrivée, par une fanfare, un déploiement de drapeaux et un tapis rouge.
Nous pouvons toujours voir dans le wagon beylical les fauteuils en cuir, le bar et même les toilettes luxueuses. |
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| Le paysage des gorges de l'Oued Seldja est magnifique. Après avoir traversé une plaine désertique, nous passons à travers un tunnel, puis un autre, et le train marque son premier arrêt. Il s'agit du "Coup de Sabre", un fin passage creusé par l'eau au fil du temps, et qui donne l'impression qu'un géant, armé d'un sabre géant, a coupé la montagne à cet endroit. Le train reprend son chemin, en longeant l'oued, dont l'eau est à forte teneur en phosphate, à cause de la mine située plus haut. |
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| Le Lézard Rouge fait son deuxième arrêt à l'entrée d'un autre tunnel. A cet endroit, les falaises sont impressionnantes, le paysage est digne de l'Ouest Américain, la présence de nombreux touristes américains à bord du train nous aide à se mettre dans l'ambiance. Les falaises mesurent 41 mètres de haut et sont les plus hautes de la Tunisie. Le train repart, et nous traversons encore une succession de tunnels, creusés à travers les falaises. |
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| Nous arrivons au terminus du Lézard Rouge, à la gare de Seldja, qui est en fait le lieu de chargement du phosphate dans les trains de marchandises. |
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| En 1885, Philippe Thomas, géologue amateur français, découvre de grosses couches de phosphate de calcium dans la région. D'autres prospections confirment sa découverte, et c'est le début de l'exploitation du minerai dans la région. Actuellement, la Tunisie est le cinquième producteur mondial, avec une production annuelle de phosphate marchand de plus de 8 millions de tonnes.
Après la manoeuvre de la locomotive, nous retournons vers Métlaoui par le même chemin, notre wagon de queue étant devenu le wagon de tête, cela entraîne une légère odeur de diesel, surtout dans les tunnels... Nous reprenons ensuite les voitures pour aller vers les oasis de montagne.
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| Il y a trois oasis de montagne : Midès, Tamerza et Chébika. Toutes trois ont été abandonnées après les fortes pluies de 1969, qui ont duré trois semaines, provoquant la fonte des maisons en terre. Les vieux villages sont restés à leur place, au pied des palmeraies, et de nouvelles villes ont été construites, en dur, à quelques kilomètres.
Nous commençons la "tournée" des oasis par Midés, dont l'oued irrigant la palmeraie serpente au fond d'un canyon.
A Midès, tout est fléché, pour pas que le touriste se perde, et il est vrai que, en cette saison, le débit de la rivière étant relativement faible, les pancartes sont utiles pour trouver la cascade !
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| Après tout, autant prendre une photo depuis l'endroit prévu à cet effet !! |
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| La seconde oasis est Tamerza, la plus grande des trois. Elle était déjà connue à l'époque des romains sous le nom d'Ad Turres. La nature offre un joli spectacle, avec la montagne et la cascade. |
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Nous terminons par Chébika, qui fut un camp militaire romain, et dont la vue sur le Chott El Gharsa est impressionnante. Nous grimpons à travers le village, pour redescendre et longer la palmeraie depuis sa source.
La journée se termine, et nous repartons vers Nefta.
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